Les étapes de la négociation
Qu’est ce que l’Approche commune?
L’Approche commune est un texte d’une vingtaine de pages
sur lequel se sont entendus les négociateurs de la table de Mamuitun
en janvier 2000. Les gouvernements du Québec et du Canada ainsi
que les conseils innus de Mashteuiatsh, d’Essipit et de Betsiamites
ont accepté ce texte et l’ont rendu public en juillet 2000.
La communauté innue de Nutashkuan a fait de même plus tard.
Le texte
de Approche commune (PDF, 49 ko) établit les grands paramètres
à l’intérieur desquels les parties en cause ont accepté
de poursuivre la négociation; c’est sur cette base qu’a
été négociée l’entente de principe d’ordre
général.
Qu’est ce qu’une entente de principe?
C’est une entente qui énonce des principes et une orientation
générale, sans imposer d’obligation légale
aux parties en cause. Elle prévoit la négociation de clauses
et d’ententes complémentaires détaillées.
L’entente de principe servira de base à la négociation
d’une entente finale qui comprendra un traité et des ententes
complémentaires.
Comment puis-je obtenir un exemplaire de l’entente de principe rendue
publique en juin 2002?
- Dans le site Web du Secrétariat aux affaires autochtones, en
cliquant ici (format PDF).
- En demandant, par courriel, une copie papier du document, à
l’adresse suivante : saa@mce.gouv.qc.ca.
- En écrivant ou en téléphonant au Secrétariat
aux affaires autochtones, à l'adresse suivante :
Secrétariat aux affaires autochtones
Service des communications
905, avenue Honoré-Mercier
Québec (Québec) G1R 5M6
Téléphone : (418) 643-3166
Télécopieur : (418) 646-4918
Qu'est-ce qu'une entente finale?
L’entente finale est négociée sur la base de l’entente
de principe. La lecture de l’entente de principe révèle
qu’il reste de nombreux éléments à préciser.
Conséquemment, l’entente finale serait beaucoup plus détaillée
que l’entente de principe.
L’entente finale comporterait un traité et des ententes
complémentaires.
Le traité comprendrait tous les grands principes qui recevraient
une protection constitutionnelle.
Les ententes complémentaires seraient des ententes administratives
découlant du traité et soumises à l'évaluation
et au renouvellement.
Qu’est ce qu’un traité?
Le terme traité désigne une gamme d’accords entre
les gouvernements et les Autochtones. Un traité avec la nation
innue comprendrait tous les grands principes qui recevraient une protection
constitutionnelle. Il serait accompagné d’ententes administratives
complémentaires ne recevant pas de protection constitutionnelle.
Le tout formerait l’entente finale.
Qu’est ce qu’une entente complémentaire?
Il s’agit d’une entente administrative qui, sans recevoir
de protection constitutionnelle, accompagnerait le traité, le tout
formant l’entente finale. Ce type d’entente pourrait donc
être révisé pour s’adapter à d’éventuels
changements.
L’entente de principe comporte plusieurs éléments
qui pourraient mener à une entente complémentaire, soit
:
- les mesures générales d’accès à
l'Innu Assi;
- les mesures d’accès à l'Innu Assi de Nutashkuan
particulières aux résidents des localités voisines;
- des ententes de bon voisinage entre les communautés innues
et les communautés voisines : services publics, navigabilité
des eaux, impacts environnementaux, protection des habitats fauniques,
utilisation des eaux, sécurité publique et jeux de hasard,
jeux vidéo, appareils d’amusement;
- l’exercice des pouvoirs respectifs sur la réglementation
des activités de chasse, de pêche, de piégeage et
de cueillette à des fins traditionnelles (périodes, lieux,
quotas, engins) et l’harmonisation des règles de construction
de camps sur le Nitassinan;
- le régime de piégeage commercial;
- la définition précise des processus de participation
réelle des Innus à la planification et à la gestion
du territoire, des ressources et de l’environnement;
- les mesures de développement économique;
- les mesures de protection des sites patrimoniaux autochtones sur les
terres publiques;
- les modalités de gestion des parcs innus, dont les modalités
particulières pour l’Archipel de Mingan, une partie du
parc québécois de la Pointe-Taillon et le parc régional
des Monts-Groulx;
- les conditions relatives aux activités militaires sur le Nitassinan;
- le financement des gouvernements innus, l’établissement
progressif d’un régime fiscal innu et la protection envers
la concurrence déloyale;
- le plan de mise en œuvre.
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