Chasse, pêche et villégiature
L’entente de principe prévoit qu’à la
signature du traité le gouvernement innu ainsi que les gouvernements
du Québec et du Canada conviendront de modalités concernant
les droits de chasse, de pêche, de piégeage, de cueillette
et d’établissement de campements des Innus sur Nitassinan
(à l'exclusion d'Anticosti).
Réglementation et conservation de la faune
Le gouvernement innu mis en place réglementerait les activités
de prélèvement faunique des Innus. Les réglementations
innues, québécoises et canadiennes seraient harmonisées
dans une entente complémentaire traitant des espèces,
des périodes, des lieux, des quotas, des engins ainsi que
des moyens de suivi et de contrôle. Les Innus auraient priorité
de prélèvement à des fins alimentaires. Toutefois,
ces droits seraient encadrés de manière à assurer
un partage de la ressource faunique avec les autres utilisateurs.
Le Québec et le Canada conserveraient ainsi la responsabilité
de conserver la ressource, de protéger les habitats fauniques
et d’assurer la sécurité de la population et
de préserver la santé publique.
Gestion et protection du commerce des espèces animales
En ce qui a trait au commerce de la faune par les Innus, l’entente de principe soustrait toutes les espèces
qui font l’objet d’un régime structuré
de gestion de la ressource (saumon, orignal, ours noir, etc.). Par
ailleurs, la vente potentielle des autres espèces ne pourrait
se faire qu’à des fins de subsistance et serait régie
par les lois canadiennes et québécoises en vigueur.
Harmonisation des règles
Le Québec entend veiller à l’harmonisation
des règles en tenant compte de l’existence de territoires
privés, municipalisés et structurés, tels les
parcs, les ZEC ou les pourvoiries à droits exclusifs.
Le Québec souhaite aussi profiter de la négociation
en cours pour convenir avec les Innus d’une modernisation
de la gestion des réserves à castor où tout
le piégeage est actuellement réservé aux Autochtones.
Protection des droits des villégiateurs
Par ailleurs, des milliers de Québécois détiennent
des baux de villégiature sur les terres publiques du Saguenay—Lac-Saint-Jean
et de la Côte-Nord. Ils en profitent pour se récréer
et s’adonner à des activités de plein air, dont
la chasse et la pêche. Plusieurs ont manifesté leurs
craintes quant à l’impact de l’entente de principe
sur leurs loisirs.
Or, rien n’indique dans l’entente de principe que les
villégiateurs installés sur les terres publiques québécoises
cesseraient de jouir de leurs équipements, même s’ils
sont situés dans des projets de site patrimonial, et de s’adonner
à leurs activités. Le gouvernement du Québec
entend continuer de protéger les droits des villégiateurs
dans la poursuite de la négociation.
Consultez aussi :
Les principaux jugements
et événements dont il faut tenir compte dans la négociation
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