Économie régionale
La situation socioéconomique des Innus
Mis à part le cas de la communauté innue d’Essipit,
on constate qu’une proportion relativement faible de la population
innue occupe actuellement un emploi. De plus, des milliers de jeunes
Innus accéderont au marché du travail sous peu, mais
plusieurs d’entre eux sont sous-scolarisés. Aussi la
formation de la main d’œuvre et l’accès
au marché du travail représentent-ils un défi
important pour les Innus.
Une participation active des Innus
L’entente de principe prévoit des mesures en vue
de favoriser la participation active des Innus à l’économie
régionale. Les plans et calendriers d’application des
différentes mesures de l’entente restent à négocier.
Le Québec vise à ce que les plans et calendriers s’intègrent
progressivement et harmonieusement au contexte régional,
et ce, dans le respect des particularités de chacune des
communautés.
Les mesures de développement
Selon les mesures de développement envisagées, les
Innus seraient plus présents dans le domaine de la pêche
commerciale, de la foresterie, de l’exploitation de petites
centrales hydroélectriques et dans le domaine de la pourvoirie,
et ce, aux mêmes conditions que tout autre exploitant. Dans
cette perspective, des mesures de formation de la main d’œuvre
sont aussi prévues afin de favoriser l’employabilité
des Innus.
Un fonds de capitalisation, construit sur le modèle d’autres
fonds de développement, verrait le jour afin de soutenir
la création d’entreprises innues.
Des retombées positives
Ainsi mieux outillés, les Innus seraient en mesure d’améliorer
leur situation économique et de subvenir eux-mêmes
à leurs besoins dans une plus large mesure.
L’entente de principe prévoit, de surcroît,
que des sommes seraient versées aux Innus, notamment à
titre de dotation en capital et d’indemnisation, pour atteinte,
par le passé, à leurs droits ancestraux.
L’amélioration de leur situation engendrerait globalement
des retombées économiques positives dans les régions
voisines. Étant présents dans les différents
secteurs économiques, Innus et Québécois partageraient
davantage les mêmes préoccupations et intérêts
vis-à-vis du développement régional.
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